Présentation

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Catégories

Pensées d'auteurs

Sera comblé celui pour qui l'espace ne sera pas dehors. Guillevic

Ton devoir réel est de sauver ton rêve. Amadéo Modigliani

J'en appelle à la beauté qui sera front d'espoir. Abdellatif Laabi

Lorsque je suis le plus profondément moi-même, je rejoins une communauté oubliée. Eugène Ionesco

L'histoire de notre vie fut aussi ce murmure furieux qu'on oublie à la croisée de l'arbre et du fleuve. Luis Mizon

L'innocence est plus forte que le mal. (?)

Je mangerai la terre et les racines, j'avancerai sur le ventre, lombric humain. J'ai une telle faim des éléments du simple. Daniel Biga

On ne naît pas homme, on le devient. Erasme

Pour maintenir à bout de bras cette contrée de nuit où le chemin se perd, à bout de forces, une parole nue. Jacques Dupin

Quel que soit ce que vous devez faire ou rêvez de faire, commencez-le... L'audace contient du génie, du pouvoir et de la magie. Goethe

J'ai voulu sortir pour voir ce qu'étaient devenus l'air et le ciel dès l'instant où un poète avait nommé un autre poète. Boris Pasternak à propos de Marina Tsvetäeva

Images aléatoires

Mardi 21 octobre 2008 2 21 /10 /2008 16:33

Cette porte qui bat,
à jamais inassouvie.

Ces nuits
qui n'arrêtent pas de bouger.

Je regarde
défiler les mains,
la faim, ton visage.

Sommes-nous l'ultime aveu ?

De l'autre côté du rêve,
je glisse vers l'eau,
lentement.

T'attends à l'embouchure.

Par Brigitte Broc
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mardi 7 octobre 2008 2 07 /10 /2008 17:17
Au fond des yeux
masques de carnaval,
prunes vertes,
manège enchanté.

Dans le noisetier
une corneille s'est posée.

Au rouet d'âge tendre
le chanvre s'est rompu,
les lilas vont mourir.

La robe rouge, écorchée,
ne veut plus gambader.

Les gestes, pliés,
dorment dans les livres.
Le jardin grapille
ses dernières groseilles.

Au bord des lèvres
un sentier s'est perdu.

Une vieille pluie
a rouillé
la girouette des cyprès
et les jouets suffoquent
de n'être plus touchés.

Le ciel s'éloigne,
privé d'éclaircie.

Partout
s'allument des cris.
Par Brigitte Broc
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Mardi 30 septembre 2008 2 30 /09 /2008 18:32

Tout en bas de la nuit
il y a la lanterne magique
de tes pas,
la clameur de ta peau.

Assourdissant,
ce vert dans mon sang
qui me pousse et me jette
sur le parvis des bois.

Ce que j'approche,
les masures,
l'arceau de ton chant,
le bourdonnement des prés
les plus hauts,
tout
a sa moitié de chair
et sa moitié
de laine rugueuse.

La main remue le ciel.
Dégringolent les murs et les étoiles.

Je suis fille de lune
et mon corps ininterrompu
retentit
d'appels et de sonnailles.

Tout en bas de la nuit
il y a les tréteaux du vent,
des joies de bleuets.

Par Brigitte Broc
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Dimanche 21 septembre 2008 7 21 /09 /2008 23:01

L'air, la lune, le vent épais.

Pas de frontière dans le bleu.

Un chemin te convoque
et c'est toute la violence
des pruniers sauvages, de l'aubépine,
de la chanson des mûres.

La clé de sol râpe le silence.

Infiniment,
les enfants gardent l'été.

Dans les mots d'herbe
respire la femme
aux aréoles de nuit.

Dans les mots de neige
la femme déboisée
cherche la cime.

Pays profond
comme une main
où les nervures relient
tous les humains.

Terre aux voiles rouges
qui se tient
à la proue du visage.


Devant la porte
une touffe de ciel.

Par Brigitte Broc
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Vendredi 5 septembre 2008 5 05 /09 /2008 09:52
Dans ses cheveux ruisseaux
une étoile a germé,
repoussant, de son ambre,
les saisons de la nuit.

Elle avance
vêtue de ses gestes de femme.

Dans son sillage
s'abandonne le jour
et ses cheveux ruisseaux
apprivoisent les eaux.

Elle offre à la rivière
son chant
et ses mains
nues.

Elle tangue et palpite
si forte déjà.

Pas à pas
au rythme de son sang
elle gravit des courbes,
remonte à la source.

Et là, dans le silence vert,
son corps s'enracine
et redevient oiseau.
Par Brigitte Broc
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés