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  • : Fileuse de lune
  • Fileuse de lune
  • : Cueillir une parole, rouge ou ténue, violente ou fragile, comme on cueille un visage, le soir, au bord de l'amour
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Pensées d'auteurs

Sera comblé celui pour qui l'espace ne sera pas dehors. Guillevic

Ton devoir réel est de sauver ton rêve. Amadéo Modigliani

J'en appelle à la beauté qui sera front d'espoir. Abdellatif Laabi

Lorsque je suis le plus profondément moi-même, je rejoins une communauté oubliée. Eugène Ionesco

L'histoire de notre vie fut aussi ce murmure furieux qu'on oublie à la croisée de l'arbre et du fleuve. Luis Mizon

L'innocence est plus forte que le mal. (?)

Je mangerai la terre et les racines, j'avancerai sur le ventre, lombric humain. J'ai une telle faim des éléments du simple. Daniel Biga

On ne naît pas homme, on le devient. Erasme

Pour maintenir à bout de bras cette contrée de nuit où le chemin se perd, à bout de forces, une parole nue. Jacques Dupin

Quel que soit ce que vous devez faire ou rêvez de faire, commencez-le... L'audace contient du génie, du pouvoir et de la magie. Goethe

J'ai voulu sortir pour voir ce qu'étaient devenus l'air et le ciel dès l'instant où un poète avait nommé un autre poète. Boris Pasternak à propos de Marina Tsvetäeva

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25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 10:30

Si près de dormir,
avec, sous la paupière,
le ventre gris
de l'hirondelle

Si près de revenir
de l'origine
pour réciter
des psaumes de rochers

Tu regardes
ce qui musarde
ce qui louvoie

Tu ne crois pas
tu guettes

Tu n'attends pas
tu sais

Que le jour est une parole,
qu'après les griffures de l'ombre
viennent l'aubaine des feuilles,
la liberté du fruit

Et quand la nuit
change de rive,
tu déplies la carte
du Vieux Pays,
te glisses dans le fenil
d'âge nu

Aux blés
depuis longtemps mûris
tu accroches ta mue
et ton corps est le seuil
des épis nouveaux-nés,
de l'éclaircie qui va l'amble
et dénoue ses torpeurs


Le ciel pourra venir,
évasif et docile,
et la mer accoster
sur tes lèvres,
toi seul ruisselleras
comme l'ardeur première

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Published by Brigitte Broc
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Brigitte Broc 22/09/2008 17:48

Je viens à l'instant, André, de découvrir ton commentaire...et je reste sans mots ! Merci pour tout ce que tu dis. Cela m'est très précieux et va me porter longtemps. Je t'embrasse aussi.

André Chenet 10/09/2008 23:45

Magnifique poésie, sensible, sensitive, et tellement fluie! La poésie n'a pas besoin des bavardages mondains qui la floueront toujours. Le silence est son empire, la voix et le souffle la préservent des salissures et de la vulgarité ambiante. La seule ambition d'un poète n'est-elle pas de recréer sans cesse un langage ardent qui exprime la déchirure fondamentale entre la chair et la pensée? Là où la magie du monde redevient quotidienne en brisant les tabous et les règles rigides qui nous cernent de toutes parts? En ce sens la poésie nous est nécessaire. Elle nous réconcilie. Les formes qu'elle peut prendre en disent long sur ceux qui l'écrivent. Ta poésie a ce pouvoir étonnant et rare d'apporter une paix profonde à celui ou celle qui se laisse porter par elle. Je t'embrass bien amicalement.

Brigitte Broc 27/08/2008 09:13

Moi, c'est vous, Sedna, et votre univers aussi, que je retrouve avec une très grande joie. J'espère que votre été est magnifique. A bientôt. Amitiés. 

Sedna 26/08/2008 18:30

Je retrouve votre rive avec plaisir.. Toujours inégalable dans cette association du temps, de l'homme et des éléments.