Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Fileuse de lune
  • Fileuse de lune
  • : Cueillir une parole, rouge ou ténue, violente ou fragile, comme on cueille un visage, le soir, au bord de l'amour
  • Contact

Pensées d'auteurs

Sera comblé celui pour qui l'espace ne sera pas dehors. Guillevic

Ton devoir réel est de sauver ton rêve. Amadéo Modigliani

J'en appelle à la beauté qui sera front d'espoir. Abdellatif Laabi

Lorsque je suis le plus profondément moi-même, je rejoins une communauté oubliée. Eugène Ionesco

L'histoire de notre vie fut aussi ce murmure furieux qu'on oublie à la croisée de l'arbre et du fleuve. Luis Mizon

L'innocence est plus forte que le mal. (?)

Je mangerai la terre et les racines, j'avancerai sur le ventre, lombric humain. J'ai une telle faim des éléments du simple. Daniel Biga

On ne naît pas homme, on le devient. Erasme

Pour maintenir à bout de bras cette contrée de nuit où le chemin se perd, à bout de forces, une parole nue. Jacques Dupin

Quel que soit ce que vous devez faire ou rêvez de faire, commencez-le... L'audace contient du génie, du pouvoir et de la magie. Goethe

J'ai voulu sortir pour voir ce qu'étaient devenus l'air et le ciel dès l'instant où un poète avait nommé un autre poète. Boris Pasternak à propos de Marina Tsvetäeva

Archives

Articles Récents

Catégories

15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 15:03

A l'entrée de la chambre,
ne pas plier le ciel,
simplement cueillir quelques oiseaux
pour en faire une phrase.

Il y a de la salive
dans cette phrase d'air,
de la salive et des orchidées rouges
dans le geste d'amour.

La main se souvient
d'avoir été foudre
dans les reins de la femme.

La main marche à reculons
dans le dédale des spasmes,
et s'accroupit, comblée,
au plus chaud du silence.

Passent des voilures,
un peu de rosée,
ta bouche

qui ouvre et ferme la vague.

 

Les mots changent de couleur,

les regards changent de douleur.

S'exilent les murs,
et le mufle mouillé de la terre
gagne lentement nos sexes
et la haute mer.

Laisse la nuit se cacher
dans les herbes folles,
laisse la nuit déferler dans la maison.

Et n'oublie pas de convier
à la table de fête
son parfum charnu,
l'arrogance de ses grands gestes clairs.

Partager cet article

Repost 0
Published by Brigitte Broc
commenter cet article

commentaires

Brigitte Broc 18/10/2009 20:55


Comme vous me touchez, Sedna, ... Oui, je reviens,avec les mots, la joie, le plaisir intact et intense de vous retrouver. Pardonnez mon silence.


Sedna 15/10/2009 17:57


Nous ne sommes plus à la fête chère Brigitte sans vos mots.. revenez vite


Brigitte Broc 03/10/2009 23:40


Je le sens dans ma main ce silex sur l'asphalte qui déchirait la touffeur de nos nuits de juillet. Là, exactement là, naissait l'étincelle qui illuminait ton visage d'enfant.


dan 03/10/2009 07:48



tes mots, tes phrases simplement ,  


ouvertement.


tes mots tout bonnement.

merci mon  étincelle; dan



Pierre Mayer-Dantec 22/09/2009 14:30



Alors, que de cette confusion, jaillissent fraîches de nouvelles images, sortes d’idées incarnées qui s’envolent à
tire-d’aile, impatientes de rejoindre ce cosmos d’où elles se sont détachées ! Car c’est bien là ce qui les attire, ces étoiles chues parmi les hommes, et que seuls poètes et vrais artistes
savent à leur tour débusquer. Oui, c’est là où elles veulent se rendre, et cligner en bons lumignons sur ce vibrionnant cosmos dont l’humain n’est que parcelle


Mais j’y reviendrai ailleurs, autrement, et 
pleinement.


Alors, mon vœu profond ici : que de cette confusion, petit flottement dans le sensitif,
naisse une véritable fusion, une osmose douce et fruitée comme vous savez les inventer et ainsi rejoindre le monde, enfin, en une effusion chaude, cette fusion avec le monde, et les hommes et le
beau et les forces et les mystères, bref, étymologiquement, oui : une confusion.


Moi aussi, je suis confondu, grâce à vos poèmes rescapés, qui surnagent sur le bavardage pour venir lécher mon rivage,
dont la mer s’était retirée.


Alors soyez, voyez, dites, écoutez cette voix du dedans qui vous fait joindre le dehors,
écrivez, emballez-vous dans cette énigme belle du vivre, ne lâchez rien de cette voix qui unique entre toutes vous signe, cette voix des origines qui remonte le long des siècles sur le fil de
soie de votre âme.


Et moi que des visions allument, et chatouillent comme les libellules le font à l’air, qui se
met à en frémir d’aise, à jamais je caresserai l’invincible désir de croiser mes visions aux vôtres, comme à celles de tous ceux qui savent se faire voyants.


 


Pier
Mayer-Dantec, 22 septembre 2009