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Présentation

  • : Fileuse de lune
  • Fileuse de lune
  • : Cueillir une parole, rouge ou ténue, violente ou fragile, comme on cueille un visage, le soir, au bord de l'amour
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Pensées d'auteurs

Sera comblé celui pour qui l'espace ne sera pas dehors. Guillevic

Ton devoir réel est de sauver ton rêve. Amadéo Modigliani

J'en appelle à la beauté qui sera front d'espoir. Abdellatif Laabi

Lorsque je suis le plus profondément moi-même, je rejoins une communauté oubliée. Eugène Ionesco

L'histoire de notre vie fut aussi ce murmure furieux qu'on oublie à la croisée de l'arbre et du fleuve. Luis Mizon

L'innocence est plus forte que le mal. (?)

Je mangerai la terre et les racines, j'avancerai sur le ventre, lombric humain. J'ai une telle faim des éléments du simple. Daniel Biga

On ne naît pas homme, on le devient. Erasme

Pour maintenir à bout de bras cette contrée de nuit où le chemin se perd, à bout de forces, une parole nue. Jacques Dupin

Quel que soit ce que vous devez faire ou rêvez de faire, commencez-le... L'audace contient du génie, du pouvoir et de la magie. Goethe

J'ai voulu sortir pour voir ce qu'étaient devenus l'air et le ciel dès l'instant où un poète avait nommé un autre poète. Boris Pasternak à propos de Marina Tsvetäeva

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9 novembre 2006 4 09 /11 /novembre /2006 12:45
Ebouriffé de feuilles
Le matin s'allonge sur ta bouche

Envol de la brume
Et des mots de craie

Où que tu sois dans la vallée
Tes fruits sont les nôtres

Laisse mûrir l'offrande
Et son secret
Brigitte Broc

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Published by Brigitte Broc - dans fileusedelune
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commentaires

Pierre+Mayer-Dantec 07/05/2009 01:14

Ce qu’on peut aimer très souvent dans les poèmes de Brigitte Broc, c’est cette révélation du simple, qui pourtant se tient bien caché. Et à l’instar des grands poèmes, celui-ci a des relents de source.
Un poète vrai est un sourcier. Son dire rénove le monde, son œil le dé-couvre en paix, en illumination, voire en férocité, en n’importe quel sentiment. Mais toujours il lève de sur ce monde opaque, le voile qui nous le diminue, et nous le rend lointain et dur, et nous exile de lui, alors même que nous y sommes.
 
Une seule des phrases de ce poème, comme la plupart du temps chez Brigitte Broc, vaut par son invention révélatrice. Les images ici se dressent et respirent le don absolu, le sens et la joie du partage. Plus loin on se prépare au don. Là on annonce doucement un partage souverain, et renaît comme en un acte décisif une célébration communautaire. Ici tandis que la vie s’affirme par allègement cosmique, un accord quasi magique pointe et délivre les hommes de leur fausse ou lourde parole, de leurs mensonges qui s’évaporent à l’aune du soleil revenu.
Bref, chacun de ces petits tableaux par lui-même nous conquiert, et se suffirait à lui-même. Mais un sens de costumière vient parachever tout cela, et le vêtement qui en sort joue d’une couleur bigarrée. On sent le velours de l’étoffe et on ne perçoit pas les coutures. On pourrait dire tout autant qu’un pont se jette entre les strophes, et le lecteur se fait marcheur et peut flâner tout à son gré, en cette unité déployée.
7 mai 2009

colette muyard 12/11/2006 18:37

Je découvre la naissance de ton blog et j'en laisse "mûrir l'offrande"

Ile 09/11/2006 13:03

Quel plaisir de découvrir la maison de la Fileuse de lune.Bises,Ile