Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Fileuse de lune
  • Fileuse de lune
  • : Cueillir une parole, rouge ou ténue, violente ou fragile, comme on cueille un visage, le soir, au bord de l'amour
  • Contact

Pensées d'auteurs

Sera comblé celui pour qui l'espace ne sera pas dehors. Guillevic

Ton devoir réel est de sauver ton rêve. Amadéo Modigliani

J'en appelle à la beauté qui sera front d'espoir. Abdellatif Laabi

Lorsque je suis le plus profondément moi-même, je rejoins une communauté oubliée. Eugène Ionesco

L'histoire de notre vie fut aussi ce murmure furieux qu'on oublie à la croisée de l'arbre et du fleuve. Luis Mizon

L'innocence est plus forte que le mal. (?)

Je mangerai la terre et les racines, j'avancerai sur le ventre, lombric humain. J'ai une telle faim des éléments du simple. Daniel Biga

On ne naît pas homme, on le devient. Erasme

Pour maintenir à bout de bras cette contrée de nuit où le chemin se perd, à bout de forces, une parole nue. Jacques Dupin

Quel que soit ce que vous devez faire ou rêvez de faire, commencez-le... L'audace contient du génie, du pouvoir et de la magie. Goethe

J'ai voulu sortir pour voir ce qu'étaient devenus l'air et le ciel dès l'instant où un poète avait nommé un autre poète. Boris Pasternak à propos de Marina Tsvetäeva

Archives

Articles Récents

Catégories

14 février 2007 3 14 /02 /février /2007 15:46

L'heure fastueuse

Parmi les visages lisses

L'assemblée des grands ormes.

 

On attend

Que naisse un ciel

Juste après la dune.

 

On attend

Que se défasse le jour

Croqueur de pommes vertes.

 

L'heure lustrale

Où nous n'avons plus

Qu'une maison,

De calcaire et de limon,

Face au vent en crue

Et à la nuit du large.

 

Nos ventres salés

Nos épaules sereines

Nos ombres divisées,

Visitées, puis à nouveau

Réunies,

Nos questions

Notre nom

 

Nous les tenons enfouis

Sous une étoile

Qui, depuis longtemps,

S'est cachée dans la mer.

 

Attentifs, nous avançons

Entre les mottes étriquées

Les blés à l'agonie.

 

Nous entendons

Sourdre janvier

De la bouche craquelée

Des fontaines,

Et son haleine nous parle

De neiges apprivoisées.

 

A l'orient de nos corps

Déjà

S'apprête une nouvelle chair

Ebauche et présage

D'un printemps hauturier.

 

Fourbus,

Les gestes, les écorces

Et les voix,

Lentement, se dénouent.

Le vert, immanent,

Se fraie un passage

Jusqu'aux sources

Du sang.

 

Quand tout affleure

Et se tient immobile,

Que les chemins de sable

Recouvrent

Ceux de neige,

Une main rupestre

Efface les réponses

Pour nous confondre

Tous.

 

Tout s'ouvre et se relie.

La grande nuit respire.

Partager cet article

Repost 0
Published by Brigitte Broc - dans fileusedelune
commenter cet article

commentaires