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  • : Fileuse de lune
  • Fileuse de lune
  • : Cueillir une parole, rouge ou ténue, violente ou fragile, comme on cueille un visage, le soir, au bord de l'amour
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Pensées d'auteurs

Sera comblé celui pour qui l'espace ne sera pas dehors. Guillevic

Ton devoir réel est de sauver ton rêve. Amadéo Modigliani

J'en appelle à la beauté qui sera front d'espoir. Abdellatif Laabi

Lorsque je suis le plus profondément moi-même, je rejoins une communauté oubliée. Eugène Ionesco

L'histoire de notre vie fut aussi ce murmure furieux qu'on oublie à la croisée de l'arbre et du fleuve. Luis Mizon

L'innocence est plus forte que le mal. (?)

Je mangerai la terre et les racines, j'avancerai sur le ventre, lombric humain. J'ai une telle faim des éléments du simple. Daniel Biga

On ne naît pas homme, on le devient. Erasme

Pour maintenir à bout de bras cette contrée de nuit où le chemin se perd, à bout de forces, une parole nue. Jacques Dupin

Quel que soit ce que vous devez faire ou rêvez de faire, commencez-le... L'audace contient du génie, du pouvoir et de la magie. Goethe

J'ai voulu sortir pour voir ce qu'étaient devenus l'air et le ciel dès l'instant où un poète avait nommé un autre poète. Boris Pasternak à propos de Marina Tsvetäeva

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8 mai 2007 2 08 /05 /mai /2007 18:09

Espérer, encore

Espérer, malgré

 

S'emparer de la lumière

comme d'un gouvernail

et appareiller pour l'autre

 

Nous avons tellement besoin

d'une grande fenêtre,

de mots évasés,

de gestes scintillants

 

Quand la ronde s'allume,

nous sommes tous là,

à éparpiller les doutes,

à tamiser la nuit

 

D'innombrables ressacs

battent sous nos paupières

 

Avant et après

sont enfin lisibles

 

Maintenant nous unit

 

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Published by Brigitte Broc - dans fileusedelune
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commentaires

Pierre Mayer-Dantec 15/09/2009 17:06

Aux lecteurs et à Brigitte Broc :S'il vous plaît voulez-vous corriger mon étourderie du dernier paragraphe : j'avais d'abord écrit "espoir", puis ayant fini le paragraphe, je suis passé à "espérance", mot aux ailes plus grandes, et que je préfère, en oubliant de corriger le genre des articles suivants le concernant.Comme quoi, on ne se relit jamais assez...

Pierre Mayer-Dantec 15/09/2009 11:42

Ceux qui possèdent cet atout de dénicher la grâce ici la trouveront encore, ornée d’intelligence profonde. Car l’on sait bien dans une peau d’homme comment l’espoir annihile tout, obsessionnel, assoiffé, et annihile l’instant qu’il rend impossible à vivre, pour un futur toujours improbable et flou, et fait reculer le passé. Enfin nous savons tous à nos heures comment l’espérance torture, à cause de l’invisible béquille du doute sans laquelle elle n’avance jamais.
Or la grâce de ce poème réside justement dans cette vertu active de l’espérance en marche, illuminée, et semeuse de blés aurifères à travers le vent hostile. Une fois encore, Brigitte voit la paix, les réunions douces, les dénouements auréolés, enfin l’apaisement du monde. Elle ne crie pas la torture d’attente : elle blanchit les douleurs du doute, le doute elle lui tourne le menton et lui dis : « Vois : ici demeure ta résidence, cesse de te débattre en vain. Sois plutôt un maître verrier qui ne s’occupe que de lumière, et non de l’ombre que tu jettes sur ceux qui boivent à ta bouteille. Vois cette femme dans le lointain, comme tu pèses sur son vieux front, comme tu lui marches sur les épaules. Et cet enfant seul orphelin, vas-tu empoisonner son rêve. Bien sûr, tu peux bien te poser sur ce fauteuil où tu trônes, et d’où tu écrases les âmes. Mais toujours il viendra quelqu’un, une poétesse par exemple, mystique et allumée d’amour, pour te disperser au grand large, toi et tes bombes à retardement, toi et tes poisons terribles. Et cet homme là dans l’absence, qui a tant de secrets sorciers, vas-tu encore bien longtemps le tenailler de tes pinces ?… Va alors, et disperse-toi, rejoins la brume d’où tu viens… Et je percerai le soleil jusqu’au moment où il t’inonde.»
Et moi, j’admire cette qualité, moi dont le cœur hurle dans la nuit, et dont les étincelles rugissent. J’ai l’espoir chevillé au cœur, et que fait-il souvent de moi ? Un taureau d’homme dans l’arène, et l’arène bien sûr est vide, personne pour admirer le combat, et tu es le toréador comme aussi tu es le taureau, et la cape qui attend le sang, et aussi tu es le sang qui tourne et t’envahit l’âme, et tu es lame de couteau, mais il n’y a pas où trancher. Il n’y a que toi à trancher, et même à retrancher du monde. Alors, espoir, je te maudis, tu ne m’apportes que poison doux, tu peins les portes de ma prison, et régulier tu m’y invites, tu y prépares mes quartiers…
 
Oui, ceux qui ne voient de l’espérance que sa joue noire et maléfique, ici du moins pour un temps s’apaiseront et voudront voir, sous le rideau de son théâtre de glace, comment on peut bien le séduire, et le faire enfin triompher de ce doute qu’il sème sur ses pas, à mesure même qu’il avance, ou que vers lui nous avançons.
15 septembre 2009

Brigitte Broc 18/05/2007 10:02

Que cet espoir, Brigitte, soit au centre de tout, qu'il illumine, rassemble, unisse...Qu'enfin nous ne soyons plus seuls, mais aussi avec ceux d'avant et ceux d'après !

brigitte de beaupuy 16/05/2007 23:19


Une Brigitte en rencontra une autre ,il y a deux semaines,d'une désespérance parvenue au seuil de la lumière éternelle...
Douceur des mots,clarté des images,poésie des sens pour une douleur de mort,ténèbre de l'âme,chaos..
Se réconcilier avec la nature amie,partir à la conquête de soi,fouler une nouvelle terre...
Inspiration profonde,lien en gestation.

Brigitte Broc 16/05/2007 19:59

Oui, Sedna, "rester au centre, ne pas toucher les extrémités", trouver enfin le juste mileu, celui de l'équilibre et de l'harmonie, connaître le bonheur intouché d'être vraiment réunis...!