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  • : Fileuse de lune
  • Fileuse de lune
  • : Cueillir une parole, rouge ou ténue, violente ou fragile, comme on cueille un visage, le soir, au bord de l'amour
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Pensées d'auteurs

Sera comblé celui pour qui l'espace ne sera pas dehors. Guillevic

Ton devoir réel est de sauver ton rêve. Amadéo Modigliani

J'en appelle à la beauté qui sera front d'espoir. Abdellatif Laabi

Lorsque je suis le plus profondément moi-même, je rejoins une communauté oubliée. Eugène Ionesco

L'histoire de notre vie fut aussi ce murmure furieux qu'on oublie à la croisée de l'arbre et du fleuve. Luis Mizon

L'innocence est plus forte que le mal. (?)

Je mangerai la terre et les racines, j'avancerai sur le ventre, lombric humain. J'ai une telle faim des éléments du simple. Daniel Biga

On ne naît pas homme, on le devient. Erasme

Pour maintenir à bout de bras cette contrée de nuit où le chemin se perd, à bout de forces, une parole nue. Jacques Dupin

Quel que soit ce que vous devez faire ou rêvez de faire, commencez-le... L'audace contient du génie, du pouvoir et de la magie. Goethe

J'ai voulu sortir pour voir ce qu'étaient devenus l'air et le ciel dès l'instant où un poète avait nommé un autre poète. Boris Pasternak à propos de Marina Tsvetäeva

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29 décembre 2007 6 29 /12 /décembre /2007 12:03

Il faudrait pouvoir écarter

les ongles, les becs, les griffes,

entrer dans le vrai,

la plume, le pelage, l'humus.

 

Se perdre dans la complicité,

augmenter d'une étamine

les parterres violacés.

 

On croit découper des étoiles de papier,

les coller dans des cahiers trop grands.

 

Mais c'est encore nous sur la page vierge,

nos estuaires

nos ravines

nos rafales

nos galets mouillés

notre soif.

 

Si tu longes l'horizon,

n'oublie pas d'allumer

ses lampes et ses tisons.

 

Sais-tu qu'à l'orient

le jaune rejoint la myrrhe

et que seul un jardin,

quand il le veut,

peut rassurer le temps ?

 

Ce goût de framboise

et de menthe sauvage,

pense à l'affûter.

 

L'embrasure de la parole

n'est pas une prison.

 

Seuls défaillent

ceux qui ont oublié

le dit de la source

quand l'enfance

cisèle ses rondes de lin.

 

Ignorant le temps

l'olivier tourbillonne

accrochant à ses branches

des voûtes de soleil

où j'aime à sacrifier

l'obscur du silence.

 

Au seuil de nos voix

les ombres reculent.

 

Regarde : un souffle léger

vient d'embraser la pluie.

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Published by Brigitte Broc - dans fileusedelune
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commentaires

Brigitte Broc 05/01/2008 13:09

Merci à vous, Sedna, d'exister, et de nous accompagner, moi, mes mots, mes questions, mes émotions depuis de nombreux mois maintenant....Que 2008 vous apporte paix et joie.

Sedna 03/01/2008 18:55

Il suffit d'inventer , voire de s'inventer pour autrement exister..
Que 2008 nous abreuve encore de vos mots fabuleux.  Amitiés