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  • : Fileuse de lune
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  • : Cueillir une parole, rouge ou ténue, violente ou fragile, comme on cueille un visage, le soir, au bord de l'amour
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Pensées d'auteurs

Sera comblé celui pour qui l'espace ne sera pas dehors. Guillevic

Ton devoir réel est de sauver ton rêve. Amadéo Modigliani

J'en appelle à la beauté qui sera front d'espoir. Abdellatif Laabi

Lorsque je suis le plus profondément moi-même, je rejoins une communauté oubliée. Eugène Ionesco

L'histoire de notre vie fut aussi ce murmure furieux qu'on oublie à la croisée de l'arbre et du fleuve. Luis Mizon

L'innocence est plus forte que le mal. (?)

Je mangerai la terre et les racines, j'avancerai sur le ventre, lombric humain. J'ai une telle faim des éléments du simple. Daniel Biga

On ne naît pas homme, on le devient. Erasme

Pour maintenir à bout de bras cette contrée de nuit où le chemin se perd, à bout de forces, une parole nue. Jacques Dupin

Quel que soit ce que vous devez faire ou rêvez de faire, commencez-le... L'audace contient du génie, du pouvoir et de la magie. Goethe

J'ai voulu sortir pour voir ce qu'étaient devenus l'air et le ciel dès l'instant où un poète avait nommé un autre poète. Boris Pasternak à propos de Marina Tsvetäeva

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18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 19:55

De l'autre côté

un enfant dit "je t'aime"

au matin qui poudroie.

 

Roulent quelques agathes

dans le matin si frais.

 

C'est toujours la même chose

quand on marche à reculons.

 

Le Monde se penche sur nous,

nous octroie l'embrasure.

Juste au centre,

au centre de notre soif.

 

On replie ses ailes un instant,

on se pose.

 

Reviennent alors les étés,

les hivers, le vieux saule

et les livres.

 

Des visages oubliés ruissellent

sur la vitre,

des dunes, des houles

irriguent notre peau.

 

On peut rester là,

pantelant de lumière,

à partager avec la mère

l'odeur de la rivière,

la rumeur des roseaux.

 

On ne sait plus très bien,

la nuit, le jour...

quelle est la vérité du ciel.

 

On sait juste que là,

des offrandes déferlent

qui nous bouleversent.

 

On sait juste que là,

on vient à la rencontre

de nos pas perdus,

de notre devenir aussi.

 

On veut juste

que plus personne

ne touche à rien.

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Published by Brigitte Broc - dans fileusedelune
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commentaires

Chantal Cudel Fayaud 07/11/2011 19:16



Pertinence, justesse et beauté.



Brigitte Broc 30/01/2008 17:58

Coucou, gmc, contente de vous lire !

gmc 22/01/2008 15:28

PASSENT LES CHEVAUXPersonne ne touche à rienTout est déjà détruitDans le tourbillon des printempsRuine après ruineLe kaléidoscope étale ses crachinsSur la toile des cauchemarsEn dentelle de pierreEn blessures sanguinolentesDe l'ultramarine éviscéréeTant que règne la peurDans les contrées domestiquesLe sauvage reste écarté

Brigitte Broc 19/01/2008 20:54

Je suis vraiment heureuse, Sedna, que ce texte vous ait prise par la main, par le coeur, vous faisant remonter le cours du temps et vous attablant à nouveau devant un savoureux goûter au retour de l'école... Profitez-en bien, des confitures, des cartables, de tout le reste aussi, on écrit pour cela ! 

Sedna 19/01/2008 18:17

Dans cette bulle , j'imagine les souvenirs qui cognent, les pots de confitures rangés sur l'étagère de nos grands-mamans, les cartables d'école .. les amours et les joies. et le vent qui offre sa main pour  transporter  ce cocon jusque dans nos rêves. Votre texte est magnifique, j'adore.
Sed