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  • : Fileuse de lune
  • Fileuse de lune
  • : Cueillir une parole, rouge ou ténue, violente ou fragile, comme on cueille un visage, le soir, au bord de l'amour
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Pensées d'auteurs

Sera comblé celui pour qui l'espace ne sera pas dehors. Guillevic

Ton devoir réel est de sauver ton rêve. Amadéo Modigliani

J'en appelle à la beauté qui sera front d'espoir. Abdellatif Laabi

Lorsque je suis le plus profondément moi-même, je rejoins une communauté oubliée. Eugène Ionesco

L'histoire de notre vie fut aussi ce murmure furieux qu'on oublie à la croisée de l'arbre et du fleuve. Luis Mizon

L'innocence est plus forte que le mal. (?)

Je mangerai la terre et les racines, j'avancerai sur le ventre, lombric humain. J'ai une telle faim des éléments du simple. Daniel Biga

On ne naît pas homme, on le devient. Erasme

Pour maintenir à bout de bras cette contrée de nuit où le chemin se perd, à bout de forces, une parole nue. Jacques Dupin

Quel que soit ce que vous devez faire ou rêvez de faire, commencez-le... L'audace contient du génie, du pouvoir et de la magie. Goethe

J'ai voulu sortir pour voir ce qu'étaient devenus l'air et le ciel dès l'instant où un poète avait nommé un autre poète. Boris Pasternak à propos de Marina Tsvetäeva

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 14:04
Je voulais simplement
marcher avec toi
dans le vent.

DEs puits d'amertume
ont poussé au désert,
des nappes de bitume
ont englouti la mer.

Je voulais simplement
marcher avec toi
dans le vent.

Des bouches vénéneuses
ont taillé les baisers,
lacéré la chair tendre
des poètes et des anges.

Je voulais simplement
marcher avec toi
dans le vent.

On a changé la pluie
en rideau de douleur,
exilé la candeur
à droite de l'enfer.

Je voulais simplement
marcher avec toi
dans le vent.

Mes veines ont  bleui
sous les assauts de fiel,
en elles ne court plus ni rêve, ni sang.

Tu es sourd à mes mains,
tu es sourd à mon chant.

Je voulais simplement

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Published by Brigitte Broc
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Pier MAYER-DANTEC 13/01/2010 19:08



Toutes les amours mortes, ou qui se refusent à l’existence, il y a nombreuses façons de les dire, autant que de poètes
sensibles et tout désarçonnés. Il faut remonter sur le cheval, et même à l’amble ou immobile, se mettre à peindre un sentiment, ou une fusion de sentiments.


Sans tomber dans la jérémiade, en préservant toute la douceur, sans faire le procès de quiconque, ni même du sort
contraire et sec, Brigitte réussit tout cela. Et ce refrain tel un chant si humble déchire tous ceux qui allant sous le ciel cherchent et attendent tout simplement une main autre à saisir.


Car tous nous parlons de l’amour, mais personne ne sait bien l’offrir, nul ne veut plus s’y donner. Alors tout
l’Univers se tord, de la terre poussent de noires choses, nul n’est plus à l’abri, ni les anges ni les poètes qui sont une autre espèce d’anges mais personne ne comprend cela, il n’y a que des
orphelins du père Amour abandonné, jeté aux friches et aux orties, et lui se retourne et délivre un cri muet que seul le vrai poète entend, tandis que le monde vaque aux affaires… Une fièvre
triste gagne le globe. La douceur belle se voit bannie, le monde des hommes est sourd et fier, toute la vie est menacée : il n’y a plus que du gris.


Et sous ce ciel que désenchante la pauvre manière des hommes secs, un chant pourtant vient qui se lève : il
semble simple, gagné d’évidence, il pourrait tous nous emporter, tant son dire est limpide autant que doux encore et fait de cette grâce qui ne quitte jamais les poèmes de Brigitte. Il est même
tout musical, il va de son rythme aisé, il manifeste l’évidence : la surdité des hommes, leur frilosité coupable devant le don et l’abandon.


Mais les petits hommes lisent autre chose, se rendent ailleurs. Sur ce poème si bouleversant, parce que né d’un nœud
en tout l’être, personne ou presque ne dit rien, alors que lui dit l’essentiel.


J’ai honte immense pour ce monde, j’ai peine creusée pour les poètes, mais j’ai sourire pour Brigitte, à travers le
rideau des douleurs, pour ce poème plus encore, qui est prière déchirée.


Bien avec elle alors, dont tous les mots de ce poème me sautent en gorge pour m’étrangler, de leur vérité implacable
semée en chant doux et peine blanchie.


 


Pier Mayer-Dantec, 13 janvier 2010



Pier MAYER-DANTEC 13/01/2010 19:02



Toutes les amours mortes, ou qui se refusent à l’existence, il y a nombreuses façons de les dire, autant que de poètes
sensibles et tout désarçonnés. Il faut remonter sur le cheval, et même à l’amble ou immobile, se mettre à peindre un sentiment, ou une fusion de sentiments.


Sans tomber dans la jérémiade, en préservant toute la douceur, sans faire le procès de quiconque, ni même du sort
contraire et sec, Brigitte réussit tout cela. Et ce refrain tel un chant si humble déchire tous ceux qui allant sous le ciel cherchent et attendent tout simplement une main autre à saisir.


Car tous nous parlons de l’amour, mais personne ne sait bien l’offrir, nul ne veut plus s’y donner. Alors tout
l’Univers se tord, de la terre poussent de noires choses, nul n’est plus à l’abri, ni les anges ni les poètes qui sont une autre espèce d’anges mais personne ne comprend cela, il n’y a que des
orphelins du père Amour abandonné, jeté aux friches et aux orties, et lui se retourne et délivre un cri muet que seul le vrai poète entend, tandis que le monde vaque aux affaires… Une fièvre
triste gagne le globe. La douceur belle se voit bannie, le monde des hommes est sourd et fier, toute la vie est menacée : il n’y a plus que du gris.


Et sous ce ciel que désenchante la pauvre manière des hommes secs, un chant pourtant vient qui se lève : il
semble simple, gagné d’évidence, il pourrait tous nous emporter, tant son dire est limpide autant que doux encore et fait de cette grâce qui ne quitte jamais les poèmes de Brigitte. Il est même
tout musical, il va de son rythme aisé, il manifeste l’évidence : la surdité des hommes, leur frilosité coupable devant le don et l’abandon.


Mais les petits hommes lisent autre chose, se rendent ailleurs. Sur ce poème si bouleversant, parce que né d’un nœud
en tout l’être, personne ou presque ne dit rien, alors que lui dit l’essentiel.


J’ai honte immense pour ce monde, j’ai peine creusée pour les poètes, mais j’ai sourire pour Brigitte, à travers le
rideau des douleurs, pour ce poème plus encore, qui est prière déchirée.


Bien avec elle alors, dont tous les mots de ce poème me sautent en gorge pour m’étrangler, de leur vérité implacable
semée en chant doux et peine blanchie.


 


Pier Mayer-Dantec, 13 janvier 2010



Brigitte Broc 13/11/2009 20:37


Mon texte est peut-être de la couleur des jours, qui, doucement mais inexorablement, glissent vers l'hiver. Mais ne vous inquiétez pas, et merci infiniment de votre sollicitude, je vais bien et
n'oubliez pas : " chaque nuage gris a toujours sa frange d'or"... Belle soirée, Sedna.


Sedna 12/11/2009 17:54


Heureuse de votre retour.. J'espère que vous allez bien, votre texte est couleur tristesse.