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PrÉSentation

  • : Fileuse de lune
  • : Cueillir une parole, rouge ou ténue, violente ou fragile, comme on cueille un visage, le soir, au bord de l'amour
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Pensées d'auteurs

Sera comblé celui pour qui l'espace ne sera pas dehors. Guillevic

Ton devoir réel est de sauver ton rêve. Amadéo Modigliani

J'en appelle à la beauté qui sera front d'espoir. Abdellatif Laabi

Lorsque je suis le plus profondément moi-même, je rejoins une communauté oubliée. Eugène Ionesco

L'histoire de notre vie fut aussi ce murmure furieux qu'on oublie à la croisée de l'arbre et du fleuve. Luis Mizon

L'innocence est plus forte que le mal. (?)

Je mangerai la terre et les racines, j'avancerai sur le ventre, lombric humain. J'ai une telle faim des éléments du simple. Daniel Biga

On ne naît pas homme, on le devient. Erasme

Pour maintenir à bout de bras cette contrée de nuit où le chemin se perd, à bout de forces, une parole nue. Jacques Dupin

Quel que soit ce que vous devez faire ou rêvez de faire, commencez-le... L'audace contient du génie, du pouvoir et de la magie. Goethe

J'ai voulu sortir pour voir ce qu'étaient devenus l'air et le ciel dès l'instant où un poète avait nommé un autre poète. Boris Pasternak à propos de Marina Tsvetäeva

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3 mai 2008 6 03 /05 /mai /2008 12:28

A force de tanguer
dans le magma des phrases,
la main ne trace plus
que des gorges brûlantes.

Le vieux pays,
pourtant,
est assise confortable
à ceux tombés en vol.

Ses rues circulaires,
le bois profond de son haleine
retournent au bercail
qui est arbre et lucarne.

Les fables d'enfant
dégringolent du lit,
cherchent à désaltérer
la branche et sa mésange.

La déraison a un sens
qui dépareille les présences,
s'épanche, le soir,
en de vaines confidences.

Il existe le fleuve,
le désordre des corps,
tout ce qui rougeoie.

Lente inspiration
sur les chemins de crête :
pour dissoudre l'absence
et son goût de métal.

Alors
même le vent
ne nous disperse plus.

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commentaires

B
Merci, Sedna, de votre lumineuse et si chaleureuse présence. Bien à vous.
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S
Sous le joug de l'absence, tous les bastions reculent mais dans les veines de la terre, court encore le sang de l'espoir. Que le vent, parfois, seul messager du quotidien caresse votre joue avec chaleur. Amitiés. SED
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