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  • : Fileuse de lune
  • Fileuse de lune
  • : Cueillir une parole, rouge ou ténue, violente ou fragile, comme on cueille un visage, le soir, au bord de l'amour
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Pensées d'auteurs

Sera comblé celui pour qui l'espace ne sera pas dehors. Guillevic

Ton devoir réel est de sauver ton rêve. Amadéo Modigliani

J'en appelle à la beauté qui sera front d'espoir. Abdellatif Laabi

Lorsque je suis le plus profondément moi-même, je rejoins une communauté oubliée. Eugène Ionesco

L'histoire de notre vie fut aussi ce murmure furieux qu'on oublie à la croisée de l'arbre et du fleuve. Luis Mizon

L'innocence est plus forte que le mal. (?)

Je mangerai la terre et les racines, j'avancerai sur le ventre, lombric humain. J'ai une telle faim des éléments du simple. Daniel Biga

On ne naît pas homme, on le devient. Erasme

Pour maintenir à bout de bras cette contrée de nuit où le chemin se perd, à bout de forces, une parole nue. Jacques Dupin

Quel que soit ce que vous devez faire ou rêvez de faire, commencez-le... L'audace contient du génie, du pouvoir et de la magie. Goethe

J'ai voulu sortir pour voir ce qu'étaient devenus l'air et le ciel dès l'instant où un poète avait nommé un autre poète. Boris Pasternak à propos de Marina Tsvetäeva

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 12:16

Au fond des terriers

l'ombre exige

une toison à frôler,

une chaleur à investir.

 

On essaie d'écouter

jusqu'au bout

le frisson.

 

Est-il possible

d'enclore un tremblement,

une boucle de laine,

le regard de la biche ?

 

En cette traversée

de fougères clandestines,

les peaux attisent leurs pétales,

nivèlent cicatrices et plaies.

 

Lorsque s'amorce l'envolée,

se dénouent les lierres.

 

Le liséré tiède des syllabes

incurve les ventres.

 

L'ivresse embrase le verger.

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Published by Brigitte Broc
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commentaires

Broc 11/12/2012 12:30


Je suppose que ton mûrier est désormais totalement dépouillé. L'entends-tu néanmoins encore frissonner ?

Pascal 05/12/2012 23:21


Dans mon jardin, ce sont les frissons du mûrier que j'écoute... les derniers assauts du mistral achèvent de l'effeuiller, tandis que bêtes et plantes se préparent à une douce hibernation ou au
long hivernage.

Broc 19/11/2012 19:55


..."le coeur de ceux qui y vivent", le coeur de ceux qui écoutent, que de battements en nous et autour de nous, comme une musique qui nous unit.

Sedna 18/11/2012 13:27


Sous le manteau de la forêt, se cache toute une faune et vos pas se promènent en douceur sur les sentiers rougeoyants de feuillages d'automne, jusqu'à nous faire entendre le coeur de ceux
qui y vivent.