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Cueillir une parole, rouge ou ténue, violente ou fragile, comme on cueille un visage, le soir, au bord de l'amour

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Feuille

Une lampe

Une chaise

Une feuille

 

Feuille blanche, feuille d'érable

à écrire en vert

par joie du commencement

 

Et soudain cette bouche

qui miroite au soleil

 

De combien de mondes

doit-elle encore accoucher ?

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S
Certes, c'est une interrogation intéressante. Pour ma part, je suis habitée par la peur du temps qui passe ..... Tous ces jours qui s'envolent vers des mondes inconnus d'où ils ne reviendront jamais..... Dilemne existentialiste !!
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B
Vous dites, Sedna :   " nous sommes toujours au commencement dans vos poèmes...". Vous avez " visé " juste ! Je suis en effet fascinée par tout ce qui nous rattache au Début : début del'univers, de la terre, de la vie, de l'Homme, du geste, du langage... début du début ! Etes-vous aussi subjuguée et en questionnement " perpétuel " à propos de l'Origine ?
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S
Mélange savant de l'impossible au possible par l'alliance de la feuille et de la bouche. Nous sommes toujours au commencement dans vos poèmes, doux espoir à chaque fois.
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B
Merci, Viviane. Et puis, comme vous dites bien les choses....votre commentaire est un poème à lui tout seul !!
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V
oh c'est beau ce rapprochement entre la feuilleet la bouchela feuille dont le dire est en soi limitépar le vouloiret la bouche aux infinis possibles
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