Cueillir une parole, rouge ou ténue, violente ou fragile, comme on cueille un visage, le soir, au bord de l'amour
On se sera assis face à la mer, parmi les chaises vides, la défroque des hortensias et les restes de l'été.
On se sera cramponné au phare le plus proche, celui de deux ou trois lucioles qui se sont attardées.
On aura tenté de déchiffrer la rouille qui mord le bleu profond et aussi la maison désertée par le rire des enfants.
Et vers les étoiles qui ne peuvent plus rien, longuement on se sera tourné.