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Cueillir une parole, rouge ou ténue, violente ou fragile, comme on cueille un visage, le soir, au bord de l'amour

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La Rouille

On se sera assis face à la mer, parmi les chaises vides, la défroque des hortensias et les restes de l'été.

On se sera cramponné au phare le plus proche, celui de deux ou trois lucioles qui se sont attardées.

On aura tenté de déchiffrer la rouille qui mord le bleu profond et aussi la maison désertée par le rire des enfants.

Et vers les étoiles qui ne peuvent plus rien, longuement on se sera tourné.

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P
Une fois encore, vous parvenez à dégager, mais comme sur une aquarelle, l'essence même de cette nostalgie qui jette son voile sur les âmes, à la fin de l'été, lorsque le ciel lui-même semble nous fermer ses volets. Et je crois que née au Japon, vous auriez pu, vu cette délicatesse et cette distance à la douleur, créer de magnifiques estampes, par où pénètre la fraîcheur douce et s'enfuie le pathos inquiétant.Et ce qui est puissant là-dedans, c'est cette espèce de contagion qui se pose, et semble adoucir la vie, en apaisant les regards, en berçant le coeur lui-même dans une nacelle de magie.
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Q
Les étoiles ne parlent qu'à ceux qui savent les écouter...Moi, je suis sûre que tu les entends.
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B
Merci, l'île...et si tu venais t'asseoir un instant avec moi, crois-tu qu'elles finiraient par nous parler, les étoiles...?!
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I
Hé Fileuse, il est très chouette ce poème ! Bises de l'île
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