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Cueillir une parole, rouge ou ténue, violente ou fragile, comme on cueille un visage, le soir, au bord de l'amour

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Gisements de ciel

Tu as suivi les transhumants

Au-delà des combes

Et du dernier arbre.

 

Ton pas s'est égosillé

Sur les ardoises,

Tu as laissé tes loques

Comme un serpent

Abandonne sa mue,

Et sur l'arête de l'aube

Tu as tranché tes derniers

Liens.

 

Debout face à l'horizon

Tu n'as plus de questions.

 

Ta présence s'ébruite,

Se répercute sur les granits

Sans âge.

 

Il fait tellement jour en toi

Que tu traverses tout,

Débusquant sources

Et gisements de ciel.

 

Par les racines

Nouées aux schistes,

La rumeur des crêtes

Tramée à ta voix de torrent,

Tu retournes à toi-même.

 

Tu peux à présent

Déposer tes crépuscules,

T'allonger dans la permanence

Du bleu.

 

T'allonger pour l'amour.

 

 

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S
Que j'aimerai déposer mes ténèbres pour renaître enfin.. quel beau message d'espérance <br /> Sedna
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C
Tu as raison il faut "déposer ses crépuscules", j'aime bien aussi qu'i fasse "jour en moi" belles expressions<br /> Merci de ton commentaire sur mes "Espoirs"
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B
MAGNIFIQUE ! Merci de ce voyage.
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G
DOWNTOWN METROPOLISDans l'hiver la chaleur des frimasMonte au-delà des motsComme une tranche de caressePénétrant sous les voiles effarouchésUne main intérieure touche délicatementLes points de tension du plaisirUn arôme sulfureux fait dresser l'oreilleDe petites collines rétractilesQui s'éveillent dans le dessin chaleureuxD'un nouveau paysageLa plaine ouverte laisse déferler les rusPuissants frissons invisiblesQui encensent le derme de la terreEt l'ouverture se met à ruisselerLe charme de la pluie sauvageQui inonde les artères du teritoireDans les méandres des reinsLa ville sent le trafic fluvial de downtownInvestir les banlieues confortablesLe soleil se lève dans un matin humide et fraisLes tunnels se contractent au gré des vibrationsDu train des chevaux langoureuxDans une brise intransitive les rivières enflentEt déferle la saveur pourpreDans l'ouvert des avenues qui s'offrentA tous les vents du désirLe vent s'encanaille et laisse dériverSes effluves dans un tremblement continuTandis que s'assèchent les derniers réservoirsDans cette cataracte de veloursLes penthouses des tours s'illuminentA l'arrivée des escalators onctueuxMetropolis est inondée par la brûlureDes douceurs et son souffleLaisse enfin rayonner le paisible
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