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Cueillir une parole, rouge ou ténue, violente ou fragile, comme on cueille un visage, le soir, au bord de l'amour

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Tes orages

Parfois, dans mes cheveux,

éclatent tes orages.

 

Tes baisers amarante

fouillent les lointains,

interrogent le feu.

 

Tu es ciel et montagne

et au velours de tes replis

s'accomplissent nos noces.

 

J'aimerais arrêter

l'usure des rochers

la marche du temps

qui ferme les mers.

 

Tout commencerait :

la gloire de nos corps

déployée sur la puissante terre,

l'aube et le soir

accoudés aux lavandes.

 

Et dans la succession de vibratos légers

j'approcherais les premières syllabes,

les sèmerais parmi les foules en deuil.

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B
Oui, Russalka, je suis encore et toujours à la recherche de la première parole, du premier geste, du tout début... Merci pour votre message.
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R
j'aime ces heures du jour accoudées au lavandesbelle imageet cette quête des premières syllabeson y sent un pays qui ne serait effronté
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B
J'aime, gmc, " la paille humide reste sur la grève en attendant que passe l'allumeuse ".<br /> A méditer, Colette, n'est-ce pas, à méditer...?! Je t'embrasse aussi.
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C
Peut-être que " l'usure des rochers" ne s'arrête que dans nos coeurs?<br /> Et dans la poésie...<br /> Je t'embrasse
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G
AUTRE TEMPS DE L'OUBLILe conditionnel est une objectionQui signifie un refusOubli de l'abandonManque de confiancePeurL'amour s'entiche peuDes négociatrices ou des négociantesSeuls les brandons secsMeurent dans son feuLa paille humide reste sur la grèveAttendant que passe l'allumeuse
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