Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Cueillir une parole, rouge ou ténue, violente ou fragile, comme on cueille un visage, le soir, au bord de l'amour

Publicité

Toi

Toi, l'arpenteur de mes terres,

tu es venu de si loin,

t'es accroupi en face de moi,

de l'autre côté du feu

 

La nuit a cédé

Le temps est allé se poser dans un coin

 

Pillé par des regards d'acier

mon visage s'éteignait

Crevassé de solitude,

meurtri d'attente,

mon corps monolithe

s'enfonçait dans le sable

 

Tu es venu, toi,

mon cavalier magnifique,

as palpé la robe du feu

 

Rougeoiement du silence

 

Tes mains, lestées de paix,

ont remodelé le socle

où accomplir un nouveau ciel

 

Tu m'as redonné chair

et la joie mise à nu

est désormais invincible

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
B
Contente aussi, Danièle, de cheminer avec vous !
Répondre
D
"Tu es venu"  et tu as réveillé mon coeur..  Sans toi le temps était comme suspendu..<br /> Très beau votre poème..
Répondre