Cueillir une parole, rouge ou ténue, violente ou fragile, comme on cueille un visage, le soir, au bord de l'amour
Attendre sous les fleurs qu'une promesse passe. Lui ouvrir sa chemise pour qu'elle suce un sein. Dans le ventre chaud où poussent les roseaux, je glisserai ta main. Tu sauras le pourquoi du roseau, de mon ventre. Et puis un bouquet se fera. Il apprendra...
Lire la suiteBrume sur le fleuve, odeur lourde des berges détrempées, la page est blanche. L'arbre silencieux aime le corps de l'hiver, tisonne les cendres du ciel. Battement de paupières, langueur de préhistoire, toi et la neige dans le matin. Que dit le temps ?...
Lire la suiteEn frôlant l'insaisissable le poème se découvre une chair. Apparemment des fragments de déluge irriguent ce lieu, dénudant les artifices. Tout près de la peau elle écrit sa vivance, rameute les branches, les mots qui s'effaçaient. Penchée à la fenêtre,...
Lire la suiteCette porte qui bat, à jamais inassouvie. Ces nuits qui n'arrêtent pas de bouger. Je regarde défiler les mains, la faim, ton visage. Sommes-nous l'ultime aveu ? De l'autre côté du rêve, je glisse vers l'eau, lentement. T'attends à l'embouchure.
Lire la suiteAu fond des yeux masques de carnaval, prunes vertes, manège enchanté. Dans le noisetier une corneille s'est posée. Au rouet d'âge tendre le chanvre s'est rompu, les lilas vont mourir. La robe rouge, écorchée, ne veut plus gambader. Les gestes, pliés,...
Lire la suiteTout en bas de la nuit il y a la lanterne magique de tes pas, la clameur de ta peau. Assourdissant, ce vert dans mon sang qui me pousse et me jette sur le parvis des bois. Ce que j'approche, les masures, l'arceau de ton chant, le bourdonnement des prés...
Lire la suiteL'air, la lune, le vent épais. Pas de frontière dans le bleu. Un chemin te convoque et c'est toute la violence des pruniers sauvages, de l'aubépine, de la chanson des mûres. La clé de sol râpe le silence. Infiniment, les enfants gardent l'été. Dans les...
Lire la suiteDans ses cheveux ruisseaux une étoile a germé, repoussant, de son ambre, les saisons de la nuit. Elle avance vêtue de ses gestes de femme. Dans son sillage s'abandonne le jour et ses cheveux ruisseaux apprivoisent les eaux. Elle offre à la rivière son...
Lire la suiteSi près de dormir, avec, sous la paupière, le ventre gris de l'hirondelle Si près de revenir de l'origine pour réciter des psaumes de rochers Tu regardes ce qui musarde ce qui louvoie Tu ne crois pas tu guettes Tu n'attends pas tu sais Que le jour est...
Lire la suiteDu 21 juillet au 9 août je pars retrouver l'océan et les terres fortes du Pays Basque et du Béarn. Je vous souhaite à toutes et à tous un très bel été et vous dis à bientôt.
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