nous habitons le même mot.
Lieu privilégié d'une seule respiration.
Le vent des cimes nous écoute
et aux confins du langage
la chair profonde nous unit.
Epelle la tendresse.
Je sais que tu as déjà
écrit mon visage,
déchiffré le ciel
posé sur mes paupières.
Lentement
s'entrebaîllent les phrases
les plus claires
et tu remues le grand corps des sources.
Dans ce tremblement
la lumière acquiesce à l'étreinte.
Il n'y a plus d'attente.
Pourtant, je n'ai rien dit.
Je me suis seulement dépouillée,
approchée au plus près
de cette odeur d'eau
que perpétue ta peau.
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